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 Emprunts Russes : histoire d'une spoliation

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Date d'inscription : 21/11/2006
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MessageSujet: Emprunts Russes : histoire d'une spoliation   23.11.06 21:06

Emprunts Russes : histoire d'une spoliation.

A partir de 1880 , la France cherche à nouer une alliance militaire avec la Russie . Ce pays a besoin d'argent pour financer son développement industriel ;en France , l'épargne abonde : les ménages seront encouragés à l'apporter à la Russie .Ils toucheront ainsi une rémunération souvent comprise entre 4%et 5% et serviront , de surcroit, les intéréts stratégiques de la France.

En 1888, Moscou émet quatre emprunts de 500 millions de francs-or, sous la bénédiction des pouvoirs français publics. L'Alliance franco-russe de 1891 assure le succès des emprunts qui se multiplient. Les épargnants se ruent alors aux guichets des banques pour faire acte de patriotisme et prêter à Alexandre III (on construira même un pont à Paris sur la Seine qui porte son nom), puis à Nicolas II, à la Ville de Moscou, ou aux chemins de fer de Semiretchensk, ...

En 1904, la guerre russo-japonaise provoque une panique. Mais les banques, qui y trouvent leur intérêt, se font rassurantes. Les épargnants "reprennent" alors pour 400 millions de bons du Trésor Russe. En 1914, 1,6 millions de porteurs ont prêté 12 milliards de francs-or à un empire au bord du gouffre. La France est devenue le premier créancier de la Russie.

La Révolution d'Octobre de 1917 brise le rêve et ouvre une attente qui se prolongera longtemps. Le 25 octobre 1917, les Bolcheviks triomphent à Moscou. Le 7 novembre, les derniers coupons sont payés en France. Deux mois plus tard, Lénine décide de ne plus reconnaître les dettes de l'ancien régime !

A l'époque , il n'y avait pas de retraite et les gens l'age venu vendaient leur propriétés pour vivre des intéréts,des gens aisés ont été ruinés du jour au lendemain,le pére est devenue cocher,la mère domestique.A ce moment-là ,on ne diversifiait pas les placements .Aussi , vous imaginez les drames quand les paiements ont cessé. Des familles entiéres se sont retrouvées ruinées.

En 1921, Lénine propose aux Occidentaux de coopérer à la reconstruction de l'économie soviétique contre le paiement des emprunts. En 1927, les Soviétiques proposent de régler le quart de la dette française en échange de l'ouverture d'un crédit commercial. Mais cette proposition ne concerne que les porteurs, négligeant les banques et l'Etat, et se heurte au refus de Poincarré.

En mars 1960, à la veille du voyage de Khrouchtchev en France, les experts paradaient dans la presse : La France ne s'est jamais trouvée depuis 1917 devant une occasion pareille. En mars 1974, le quotidien financier La Cote Desfossés faisait remarquer : La proximité du voyage de Georges Pompidou en URSS détermine un mouvement de hausse des emprunts russes à la Bourse de Paris.

Quelques semaines plus tard, Valéry Giscard d'Estaing, candidat à la présidence de la République, prenait l'engagement ferme et résolu de ne pas laisser tomber ce dossier dont il connaissait l'importance...

En 1986, coup de théâtre : la Grande-Bretagne obtenait une indemnisation symbolique de ses porteurs de titres russes. La France, elle, parvenait en 1989, lors du traité de Rambouillet, à faire reconnaître par Mikhaïl Gorbatchev la paternité de l'URSS sur ces dettes. Une paternité que Boris Eltsine et la Russie ont reprise à leur compte après l'éclatement du bloc soviétique.

A chaque déplacement à Moscou d'un représentant français, les bouffées spéculativves vont ressurgir. En 1990, Mikhaaïl Gorbatchev annonce qu'il va étudier sérieusement le réglement des emprunts impériaux, sans toutefois en préciser le calendrier et les modalités. Le Traité franco-russe du 7 février 1992 est signé par la Fédération de Russie afin de mettre un terme à l'attente de 400 000 porteurs français de titres russes, héritiers d'1,6 millions de patriotes, ruinés le 14 janvier 1918.

La Russie assure posséder les moyens et avoir l'intention d'honorer ses dettes, ne serait-ce qu'en mobilisant les 532 milliards de francs d'avoirs tsaristes, dispersés dans les banques du monde entier et dont la Russie revendique la propriété. L'AFPER (Association Française des Porteurs d'Emprunts Russes) estime alors à 1000 milliards de francs (153 milliards d'euro) le montant dû à la collectivité française, dont 160 milliards (24 milliards d'euro) pour les porteurs.

Etudes scientifiques et financières en main, ils réclament un remboursement honnête. L'Afper estime le prix plancher à 73061 francs(11138 euro) par titre : 14759 francs(2250 euro) pour la conversion en francs actuels du nominal de 500 francs-or des titres émis depuis 1822, plus 58301 francs(8888 euro) pour les intérêts cumulés depuis soixante-quinze ans (soit 4,5 % par an).

Mais pendant longtemps, l'emprunt russe va rester à mi-chemin entre l'espoir financier et l'objet de collection. En 1995, la première élection présidentielle française depuis le démantèlement de l'URSS donne une occasion de relancer le débat du remboursement des porteurs de titres russes français. A cette époque, les Français sont les seuls Européens, avec les Belges et les Hollandais, à ne pas avoir été remboursés.

Ce n'est qu'en 1997 qu'est signé un accord entre la Russie et le Gouvernement Français pour le dédommagement des petits épargnants. Les actions doivent alors être recensées afin de déterminer la répartition des sommes à verser.

La Russie a créé la surprise en acceptant enfin d'indemniser les porteurs d'emprunts émis au temps des tsars. Mais elle a surtout fait redoubler la colère des associations des détenteurs de ces vieux papiers. Calculette en main, leurs porte-parole estiment que chacun de ces titres - que la Russie révolutionnaire de 1917 avait brutalement décidé de ne pas honorer - valent aujourd'hui plusieurs dizaines de milliers de francs. Or, les 400 millions de dollars (2 milliards de francs) débloqués ne représentent in fine que 300 francs par titre. D'où la colère des porteurs et de leurs associations, qui reprochent au gouvernement français d'avoir signé un tel accord.

La Russie s'était engagée en 1996 à restituer les biens réclamés par des Etats menbres du conseil de l'Europe .Elle avait été admise sous cette condition au sein du Conseil.

Or par les accords de 1996 et 1997 elle n'a remboursé aux porteurs Français d'emprunts russes que 0,5% de qu'elle doit.

Les porteurs d' emprunts russes exigent le remboursement intégral par la Russie des sommes qu'elle leur doit.

En spoliant à 99,5% les Français qui lui avaient fait confiance en souscrivant à ses emprunts , la Russie n'a pas respecté les engagements pris vis -à-vis du conseil de l'Europe.

Sources : La Vie Française 06/05/1995 - L'Express 09/06/1994 - Valeurs actuelles 30/07/1994
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