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 La vérité va éclater : les banquiers en voulaient toujours plus

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RogeR
Président


Date d'inscription : 09/11/2006
Nombre de messages : 418

MessageSujet: La vérité va éclater : les banquiers en voulaient toujours plus   12.04.09 16:50

Dans quelques jours, un livre écrit par un banquier, va venir nous donner des informations sur le cynisme et la cupidité des banquiers.
Ce livre : CONFESSION D'UN BANQUIER POURRI est publié chez Fayard. Il devrait nous expliquer, et placer dans une lumiére crue, les moyens mis en oeuvre depuis des decennies par les banquiers pour faire de l'argent. Il est interessant pour nous particuliers, mais aussi , pour les porteurs d'emprunts russes, qui se demandent encore aujourd'hui, comment on est passé de 3.822.549 de titres recensés au 23 mars 1999 au chiffre ahurissant de plus de 9.000.000 le 9 juillet 1999, alors que le recensement était terminé depuis le 6 janvier 1999. Mise en garde : ce livre ne parle pas une seule fois des emprunts russes.

Extrait des déclarations recensées en 1999. Source : Ministére de l'Economie.
Sté de bourse FERRI : 70 déclarants : 37.263 emprunts russes
Banque Saint Dominique : 70 déclarants : 101.598 emprunts russes
Xeod Bourse : 12 déclarants : 26.695 emprunts russes
Républic national bank New-York Paris : 3 déclarants : 34.755 emprunts russes
etc ..................................................

EMPRUNTS RUSSES : le réveil des requins pour toucher le magot.

Le recensement en vue de remboursement se termine le 5 janvier. Les petits porteurs risquent d'être oubliés.
par LECADRE Renaud - 01.01.1999

Le gros mot se susurre depuis quelques semaines dans les couloirs de l'Assemblée nationale: «blanchiment». En l'occurrence, il s'applique à un domaine tout à fait inédit: le remboursement des emprunts russes. Quatre-vingts ans après la suspension des remboursements, le recensement des détenteurs, qui se terminera mardi 5 janvier, risquerait en effet de déboucher sur une seconde spoliation. Au profit des professionnels de la finance, et au détriment des petits porteurs.
Le 26 novembre 1996, le Premier ministre Alain Juppé et son homologue russe Victor Tchernomyrdine signaient en grande pompe un «mémorandum»: la Russie d'Eltsine acceptait enfin d'honorer la dette de la Russie tsariste, suspendue par la révolution bolchevique. Le remboursement tient de l'aumône (400 millions de dollars, soit 1% de la créance actualisée), mais il permet de tourner une page de l'histoire.
On sabla donc le champagne, jusqu'au moment où furent présentées, cet été, les modalités du recensement des porteurs français d'emprunts russes. Au départ, un louable souci de n'oublier personne. A l'arrivée, un acharnement à ratisser si large qu'il en devient franchement suspect. Le gouvernement Juppé avait ouvert une première brèche en permettant aux personnes morales, entreprises, banques, de s'inscrire au guichet. Le gouvernement Jospin a fait encore mieux en sous-traitant aux banques une partie du recensement: un décret d'application précise qu'elles peuvent présenter, sous leur «propre responsabilité», une liste d'ayants droit, sans que les agents du Trésor aient les moyens de vérifier l'identité de chacun.
Coup de soleil. Les effets pervers n'ont pas tardé. A l'automne, une banque basée à Saint-Domingue a fait recenser 80 000 titres d'un seul coup. Le remboursement est-il réservé aux seuls Français? Qu'à cela ne tienne, elle est passée par la Société générale, présentée comme son correspondant officiel en France. Depuis, des banques basées aux Bahamas, au Luxembourg ou en Andorre auraient également été admises au recensement. «On savait depuis le début que les banques allaient présenter des titres en quantité industrielle, souligne un banquier défroqué. Un simple jeu d'écritures, un jeu d'enfant.»
A quelques jours de la fin du recensement, 60 000 porteurs seulement ­ sur 1,6 million à l'origine ­ se sont fait déclarer. Ce chiffre pourrait doubler le 4 janvier au soir: à cet instant précis, les grandes banques françaises vont basculer, par informatique, tous leurs fichiers de porteurs d'emprunts russes. Pourquoi le faire si tard ? Tout simplement pour facturer des frais de garde des titres sur l'année 1999.
Les personnes physiques qui se déclarent directement ne sont pas non plus exemptes de tout reproche. Récemment, un agent de change a déposé un paquet de 10 000 titres russes, dont certains portaient la mention «juif». Des titres placés sous scellés depuis la Seconde Guerre mondiale, après que leurs détenteurs eurent été envoyés en camp de concentration, qui reviennent aujourd'hui dans le circuit on ne sait trop comment. «Ce recensement commence à puer l'horreur et le déshonneur», s'indigne le GNDPTR , principale association de porteurs, qui a milité, en vain, pour que le remboursement soit réservé aux héritiers des spoliés de 1917.
Dès lors, plus de 80 députés réclament la constitution d'une commission d'enquête parlementaire. Parmi eux, Maxime Gremetz (PCF), Dominique Baudis (UDF), Claude Goasguen (DL), François Baroin (RPR)" Le plus remonté est Julien Dray (PS), héraut inattendu des porteurs d'emprunts russes: «Tout n'a pas été mis en place pour éviter les détournements.»
Le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, refuse de soutenir cette initiative. Il a d'autres chats à fouetter, et personne n'a pris soin de lui rappeler que Lionel Jospin, en son temps, y était favorable. «Il appartiendra à une nouvelle majorité de décider la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire pour établir les raisons qui ont conduit le gouvernement à signer un tel accord», écrivait-il le 23 mai 1997. Mais ce n'était, à l'époque, qu'une promesse de campagne.
La droite n'est guère plus à l'aise, pour avoir invité Gilberte Beaux à participer au remboursement, quitte à réduire la part des petits porteurs. Cette ancienne trésorière de Raymond Barre dirige une coquille boursière, la FIPP, dont les puits de pétrole ont été nationalisés en 1945 par l'URSS. Une spoliation réelle, dûment déclarée depuis des décennies. Mais on imaginait mal qu'elle fût mise dans le pot commun. Le chef adjoint de cabinet de Jean Arthuis, ex-ministre de l'Economie qui a entériné ce choix, est aujourd'hui salarié de la FIPP" Loin de la fin. Pour compliquer un peu plus le tableau, l'AFPER , une autre association de porteurs d'emprunts russes, qui défend ceux qui ont acheté leurs titres en Bourse, est contre une commission d'enquête parlementaire. «Cela ne ferait que retarder davantage le remboursement», écrit-elle. Pour éviter un long débat public qui établirait un tri entre «bons» et «mauvais» porteurs, l'Afper vient de prendre une initiative fracassante, en attaquant en justice l'Etat russe.
En effet, l'accord de décembre 1996 n'est pas un solde de tout compte: simplement, par ce texte et contre un chèque de 400 millions de dollars, le gouvernement français cesse de soutenir les revendications de ses ressortissants. Ces derniers restent donc libres d'assigner directement le gouvernement russe. Ils l'ont fait, avec une seule certitude: par cette action, le feuilleton des emprunts russes passera le cap du troisième millénaire.
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